Posts marqués : Musique



27
avr 10

Préparer son voyage en Soyouz

Quasiment tout assimilé des exercices et physiquement prêt pour le décollage de la fusée. Par contre dans la capsule, ils ne me laissent emporter que 10 CD pour vivre l’aventure spatiale en musique.

C’est un peu court mais la liste est complétée, j’attends le lancement avec impatience  :

Dead Can Dance - Into the LabyrinthDead Can Dance
Into the labyrinth
Mon coeur balance, « Serpent’s Egg » est aussi un de mes préférés (mon premier album de DCD en LP bien sûr)
Vivaldi Nisi Dominus Stabat MaterVivaldi
Stabat Mater – Nisi Dominus
Je ne trouve plus la version que je préfère avec Marie-Nicole Lemieux (pas celle de Spinosi mais une ancienne), alors je prends celle de Christopher Hogwood
Art of Noise
The ambient collection
Camilla est une merveille, il ne manque que « Moments in Love » en version longue (Daft) sur cette compilation, dommage…
This Mortal Coil - BloodThis Mortal Coil
Blood
Les trois albums sont magnifiques, c’est un tirage au sort qui en a décidé
Emiliana Torrini - Love in the time of scienceEmiliana Torrini
Love in the Time of Science
Dur à croire qu’il y a du « Tears for fears » la dedans…
Brian Eno et Harold Budd - The plateaux of mirrorHarold Budd / Brian Eno
The Plateaux of Mirror
Avec cet album là, je prends deux grands d’un coup, quel piano !
Blonde Readhead - Misery is a butterflyBlonde Readhead
Misery is a butterfly
Émouvant…
Cocteau Twins - Heaven or Las VegasCocteau Twins
Heaven or Las Vegas
Impossible de passer une journée sans écouter un morceau d’Élizabeth Frazer
Florent Marchet - Rio BarilFlorent Marchet
Rio baril
Difficile aussi de faire un choix dans le Français. Je pouvais tout autant prendre Nougaro, Renaud, Brassens, Jonasz,  Souchon, Aznavour et j’en passe…
Pierre Desproges - La scènePierre Desproges
La scène : 2 spectacles
LE couteau suisse sur disque, humour grinçant indispensable, ça semble raccourcir le temps. C’est drôle, ça cultive, on révise son français, ça fait réfléchir et ça repousse les limites…

Pas facile comme exercice quand on aime beaucoup, j’ai vraiment de la peine à laisser derrière moi Death in June, Pinback, Xymox, Billy Idol ou Bowie. Heureusement, j’ai encore quelques beaux jours devant moi pour profiter de tout ce que j’aime avant le grand départ…



14
mar 10

Deux albums sublimes de Death In June

Les années 80-90 ont été particulièrement fructueuses pour la musique. Plusieurs labels indépendants comme 4AD ont diffusé des groupes de grande qualité : Dead Can Dance, Cocteau Twins, Mortal Coil etc. Malgré ces  15-20 ans qui nous séparent de ces créations, certaines sont tellement bonnes qu’elles en sont intemporelles, c’est le cas de deux albums de Death In June. Rose Clouds of HolocaustTout d’abord, Death in June est un groupe controversé car son logo est une variation de la Totenkopf, c’est vrai aussi que l’on trouve des airs de marches militaires sur certains titres. Malgré tout ce qui a pu se dire et ce qu’on peut lire, Douglas Pearce, fondateur du groupe, a toujours réfuté les accusations portées contre lui ou le groupe au sujet d’une quelconque appartenance. Personnellement, il me semble que c’est plutôt du marketing, Death in June joue avec l’apparence et la provocation, sur une certaine esthétique controversée qui se retrouve d’ailleurs même à travers la conception des pochettes d’album, qui sont parfois de vraies oeuvres d’art. Leurs albums étaient d’ailleurs pressés en quantités limitées, autre indice que le groupe pouvait penser « marketing ». But, what ends when the symbols shatter ?Quoiqu’il en soit, voici deux monuments musicaux de cette période : « Rose Clouds of Holocaust » (1994) et « But What Ends When the Symbols Shatter? » (1992). Ces opus sont fantastiques, les musiques sont somptueuses, douces, et les textes énigmatiques. Douglas Pearce et son groupe ont réalisé deux chefs-d’oeuvres qui restent magnifiques à écouter. L’enregistrement est de très bonne qualité, ça « sonne » merveilleusement bien, la guitare est magique, la voix très présente et mélancolique. Pour ma part j’ai une préférence pour « Rose Clouds of Holocaust » bien qu’en général, la critique s’accorde à dire que leur prestation était meilleure sur l’album de 1992. Difficile maintenant de trouver ces albums en CD voire impossible en LP du fait du peu grand nombre d’exemplaires pressés (5 000 en version CD). Ces deux albums sont indispensables, on peut par contre encore en acheter d’occasion sur Amazon :

Avis aux intéressés, j’ai une version d’occasion à vendre de « But What Ends When the Symbols Shatter? », contactez-moi :)

À voir aussi :

Death In June : The Accidental Protégé



10
mar 10

Dernière soirée…

C’est demain matin après 15 ans de vie commune, de nombreux déménagements, voyages et aventures, que notre chien va nous quitter. Il nous aura donné beaucoup d’amour et d’attention pendant toutes ces années.

On a beau aimer l’Homme par dessus tout et avoir vécu des épreuves, ce n’est finalement pas si simple…

Adieu mon chien.

Écouter Baltique

Baltique de Renaud :
lls ont peut-être eu peur que je pisse
Sur le marbre du bénitier
Ou pire que je m’accroupisse
Devant l’autel immaculé
Peur que je ne lève la patte
Quelque part dans les allées
Où siège cette foule ingrate
Qui nous parle d’humanité
Ils ont considéré peut-être
Que c’est un amour pas très catholique
Que celui d’un chien pour son maître
Alors, ils m’ont privé de cantiques

Un jour pourtant je le sais bien
Dieu reconnaîtra les chiens

Me voilà devant la chapelle
Sous cette pluie qui m’indiffère
Tenu en laisse par un fidèle
Allergique aux lieux de prières
Les gens parlent à côté de moi
Tu as de la chance toi au moins
La souffrance ne t’atteint pas
L’émotion c’est pour les humains
Et dire que ça se veut chrétien
Et ça ne comprend même pas
Que l’amour dans le cœur d’un chien
C’est le plus grand amour qu’il soit

Un jour pourtant je le sais bien
Dieu reconnaîtra les chiens

Je pourrais vivre dans la rue
Etre bourré de coups de pieds
Manger beaucoup moins que mon dû
Dormir sur le pavé mouillé
En échange d’une caresse
De temps en temps d’un bout de pain
Je donne toute ma tendresse
Pour l’éternité ou plus loin
Prévenez-moi lorsque quelqu’un
Aimera un homme comme moi
Comme j’ai aimé cet humain
Que je pleure tout autant que toi

Un jour pourtant je le sais bien
Dieu reconnaîtra les chiens
Un jour pourtant je le sais bien
Dieu reconnaîtra les chiens